Sommeil, posture et respiration

Influence de la position de sommeil sur le ronflement

La position dans laquelle nous dormons joue un rôle déterminant dans la qualité de notre respiration nocturne. Si le ronflement est souvent lié à des facteurs physiologiques ou médicaux, il est également influencé par la posture adoptée durant la nuit.
Comprendre l’impact de ces positions permet d’adapter plus efficacement les solutions contre le ronflement, qu’elles soient comportementales ou médicales.

1. Pourquoi la position influence-t-elle le ronflement ?

Le ronflement se produit lorsque l’air rencontre une résistance excessive dans les voies respiratoires supérieures. Cette résistance dépend de la tonicité musculaire, de la morphologie pharyngée, mais aussi de la gravité, qui agit différemment selon la posture.

Position dorsale : la plus propice au ronflement

Dormir sur le dos provoque une chute de la langue vers l’arrière, réduisant le diamètre du pharynx. Le voile du palais et la luette se déplacent également vers l’arrière, favorisant les vibrations sonores.
Une étude scientifique montre que la position dorsale augmente la sévérité des apnées et des ronflements chez une majorité de patients souffrant de troubles respiratoires du sommeil¹.

Pour en savoir plus sur la manière dont la position de sommeil influence non seulement le ronflement mais aussi l’apnée du sommeil, vous pouvez consulter notre article dédié : Apnée du sommeil et position de sommeil.

Position latérale : une respiration facilitée

Dormir sur le côté permet de maintenir la langue et les tissus pharyngés dans une position plus stable et moins obstructive.
De nombreuses études confirment que la position latérale réduit significativement la fréquence et l’intensité du ronflement².

Position ventrale : peu fréquente, parfois protectrice

Bien que moins confortable, la position ventrale favorise une ouverture des voies aériennes. Elle est toutefois peu recommandée en raison de ses contraintes cervicales et dorsales.

2. Posture et anatomie : pourquoi certains sont plus sensibles ?

L’impact de la position varie selon les caractéristiques individuelles. Les personnes présentant :

  • un voile du palais long,
  • une langue volumineuse,
  • un cou épais,
  • ou une rétrognathie (mâchoire inférieure reculée),

sont plus susceptibles de ronfler en position dorsale. Chez les sujets prédisposés, la posture peut multiplier par deux l’intensité du ronflement.
Une étude montre que près d’un tiers des ronfleurs sont principalement sensibles à la posture³.

3. La thérapie positionnelle : une piste intéressante mais limitée

La thérapie positionnelle consiste à empêcher le dormeur de se retourner sur le dos grâce à des dispositifs simples :

  • coussins de positionnement,
  • brassières anti-décubitus dorsal,
  • capteurs vibrants connectés.

Ces méthodes peuvent réduire les ronflements liés strictement à la posture. Cependant, plusieurs limites existent :

  • l’efficacité diminue lorsque le ronflement n’est pas exclusivement positionnel,
  • certains utilisateurs se retournent malgré le dispositif,
  • la compliance baisse au fil du temps (inconfort, réveils nocturnes).

Les revues systématiques disponibles montrent que la thérapie positionnelle peut améliorer la respiration nocturne, mais reste globalement moins efficace que les approches mécaniques orales dans les apnées légères à modérées⁴.

4. Conseils simples pour mieux respirer la nuit

Plusieurs actions peuvent réduire naturellement le ronflement lié à la posture :

  • Dormir sur le côté (gauche ou droit, peu importe).
  • Surélever légèrement la tête avec un oreiller ergonomique.
  • Éviter l’alcool le soir, qui accentue le relâchement musculaire.
  • Choisir un matelas suffisamment ferme pour garantir un bon maintien de la colonne.
  • Adopter une bonne hygiène nasale, surtout en cas de congestion.

Ces mesures sont particulièrement utiles lorsque le ronflement est intermittent ou apparu récemment.

5. Quand la posture ne suffit plus : l’intérêt des orthèses

Lorsque le ronflement persiste malgré un changement de posture, il est probable qu’il soit lié à une obstruction anatomique ou fonctionnelle des voies respiratoires.
Dans ce cas, les orthèses d’avancée mandibulaire constituent une solution de référence, car elles agissent directement sur l’ouverture du pharynx, indépendamment de la position du dormeur.

L’orthèse Oniris Plus®, par exemple, maintient la mâchoire inférieure dans une position légèrement avancée, permettant une meilleure perméabilité des voies aériennes.
Grâce à son confort optimisé, son volume réduit et ses barrettes renforcées, elle assure une efficacité quelle que soit la position de sommeil, un avantage majeur pour les personnes changeant de posture durant la nuit.

Conclusion

La position de sommeil influence fortement le ronflement, en particulier chez les personnes présentant des caractéristiques anatomiques prédisposantes.
Si dormir sur le côté peut réduire significativement le phénomène, cette solution reste parfois insuffisante.
L’association de bonnes habitudes de sommeil, d’un environnement adapté et d’un dispositif médical comme l’orthèse Oniris Plus® constitue alors une stratégie complète et efficace pour retrouver une respiration fluide et des nuits silencieuses.

Notes et références

¹ Joosten SA et al. (2015).
Effect of body position on physiological factors contributing to obstructive sleep apnea. Sleep.
https://academic.oup.com/sleep/article/38/9/1469/2418011

² Oksenberg A et al. (1998).
The effect of body posture on sleep-related breathing events. Sleep.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15310498/

³ de Vries GE et al. (2015).
Usage of positional therapy in adults with obstructive sleep apnea. J Clin Sleep Med.
https://jcsm.aasm.org/doi/10.5664/jcsm.4458

Skinner MA et al. (2014).
Effectiveness of positional therapy for obstructive sleep apnea: a review. Sleep Breath.