La polysomnographie : Qu’est-ce que c’est ? Comment ça se passe ?

Publié il y a 67 jours - Troubles du sommeil

La polysomnographie permet d’identifier différents troubles du sommeil. Qu’est-ce que la polysomnographie ? Dans quel cas est-elle prescrite ? Par qui ? Comment se passe-t-elle ? Quelles informations permet-elle d’obtenir ? Après la lecture de ces quelques lignes, la polysomnographie n’aura plus de secrets pour vous.

Qu’est-ce que la polysomnographie ?

La polysomnographie est un examen visant à étudier la physiologie du sommeil. Ce test permet d’identifier différents troubles du sommeil.  On l’appelle également polygraphie du sommeil ; il s’agit d’un enregistrement du sommeil au cours de la nuit, permettant d’identifier des anomalies du sommeil, notamment de type respiratoire. C’est un examen complet, comprenant plusieurs sous-examens comme l’électromyogramme des muscles des bras et des jambes, l’encéphalogramme et l’enregistrement du rythme respiratoire et cardiaque. Le patient est filmé tout au long de l’examen et son comportement observé par un médecin. La polysomnographie est prescrite aux patients présentant des symptômes des troubles du sommeil, comme une fatigue importante au cours de la journée, des somnolences, des troubles de la concentration ou encore une irritabilité due à une fatigue importante.

Dans quel cas peut-on prescrire une polysomnographie ?

Bien souvent, la polysomnographie est prescrite aux personnes souffrant de ronflements ou autres troubles du sommeil. Elle est également souvent envisagée en présence de symptômes d’apnée du sommeil. Hormis l’apnée du sommeil, la polysomnographie est prescrite aux personnes souffrant du symptôme des jambes sans repos, d’insomnies ou encore de narcolepsie. La prescription de l’examen de polysomnographie peut être faite par un médecin traitant, un pneumologue, un dentiste, un orthodontiste ou encore un ORL.

Comment se passe une polysomnographie ?

Suite à une prescription médicale, le patient est orienté vers un hôpital ou un centre du sommeil. Il est parfois possible d’effectuer les tests à domicile, en ambulatoire. Dans ce cas, on l’appelle polygraphie ventilatoire. Elle permet d’enregistrer un certain nombre de données et est plus facile à mettre en œuvre qu’une polysomnographie. En revanche, il s’agit d’une procédure moins complète. Elle peut parfois aboutir à des résultats faussés ou insuffisants.

Généralement, l’examen de polysomnographie se déroule la nuit. Le patient doit donc arriver à l’hôpital la veille. On place des électrodes sur son cuir chevelu, sa poitrine, son visage, mais aussi sur ses bras et ses jambes. Ces électrodes permettent de mesurer :

  • L’activité cérébrale (électroencéphalographie) ;
  • L’activité oculaire, soit le mouvement des yeux (électro oculographie) ;
  • L’activité des muscles au niveau du menton, des bras et des jambes (électromyographie) ;
  • L’activité du cœur (électrocardiographie).

Un médecin, installé dans une salle annexe, observe les données enregistrées par les appareils. La durée de l’examen est de 6 heures environ au total. Néanmoins, il faut prévoir de rester à l’hôpital une douzaine d’heures. D’autres examens peuvent être réalisés pour mettre en évidence l’apnée du sommeil ou d’autres types de troubles du sommeil. On peut par exemple prescrire au patient un test de maintien de l’éveil. Réalisé en journée, cet examen se pratique via des électrodes posées sur le cuir chevelu du patient. Une actimétrie peut également être prescrite. Le patient porte alors un actimètre, appareil enregistrant les mouvements du corps de jour comme de nuit, en permanence sur une longue période. Les résultats obtenus permettront de comparer les temps de sommeil et d’éveil.

La lecture d’un enregistrement polysomnographique

L’examen permet également de mesurer certains autres facteurs importants pour identifier le trouble du sommeil :

  • La ventilation, grâce à une canule placée dans le nez (canule nasale) ;
  • Le ronflement, grâce à un microphone placé sur le cou ;
  • L’activité des muscles respiratoire, grâce à une sangle placée au niveau de l’abdomen et du thorax ;
  • La saturation de l’oxygène dans l’hémoglobine (niveau d’oxygène présent dans le sang), grâce à un capteur placé au bout d’un doigt ;
  • Les mouvements involontaires liés au sommeil ;
  • Les somnolences diurnes ;
  • La position du dormeur ;
  • La pression artérielle.

En général, un seul examen suffit à évaluer la qualité du sommeil et à détecter d’éventuels problèmes. En effet, la polysomnographie surveille les ondes des différents cycles du sommeil, les mouvements musculaires, la fréquence de l’apnée si elle est présente, et la fréquence de l’hypopnée. Grâce à ses informations, le personnel médical peut déterminer un index des apnées et hypopnées et mesurer le nombre et le temps des apnées au cours du sommeil. Si le score établi est inférieur à 5, la personne n’est pas atteinte d’apnée du sommeil. En revanche, pour un signé supérieur à 5 et pouvant dépasser 30, on peut établir la présence d’apnée du sommeil. Plus le chiffre est important, plus l’apnée du sommeil est importante.

L’étude des différents facteurs peut bien entendu permettre d’identifier d’autres troubles du sommeil et d’évaluer leur gravité. La polysomnographie est un examen coûteux. Il dépend de la nature de l’établissement, et de la ville ou elle est pratiquée. Elle coûte 1500 € en moyenne. Réalisée sur prescription médicale, la polysomnographie peut cependant être remboursée en partie. En effet, les frais afférents à la polysomnographie sont pris en charge par la sécurité sociale.

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