IAH : définition et conséquences

Publié il y a 37 jours - Apnée du sommeil

Vous êtes fatigué alors que vous dormez un nombre d’heures suffisant ? Il est possible que vous soyez atteint d’un trouble du sommeil sous-jacent. Dans ce cas, il est important de consulter pour qu’un médecin établisse un diagnostic et trouve un traitement adapté. Deux troubles du sommeil sont méconnus, mais assez fréquents. Il s’agit des apnées et hypopnées du sommeil. L’IAH est un indice permettant d’évaluer le degré de sévérité de ces troubles. Quelles différences entre apnées du sommeil et hypopnées ? Comment évaluer l’IAH ? Quelles sont les conséquences d’un IAH anormal ? Nous faisons le point en quelques lignes.

Quelle est la différence entre apnée et hypopnée ?

On fait souvent l’amalgame entre apnée du sommeil et hypopnée. Bien que touchant à la respiration pendant la nuit, ces deux troubles sont néanmoins bien différents. L’apnée du sommeil se traduit par plusieurs pauses respiratoires complètes. Ces arrêts respiratoires, de durée variable, se répètent plusieurs fois au cours de la nuit. L’hypopnée, elle, est une réduction du flux respiratoire. Ces deux troubles peuvent avoir des conséquences bien distinctes sur la santé des dormeurs.

L’apnée obstructive du sommeil résulte d’une obstruction totale des voies respiratoires supérieures, composées du nez, du pharynx, du larynx et de la langue. Elle induit une privation d’oxygène qui peut entraîner des complications à court, moyen et long terme si elle est répétitive. Parmi les conséquences de l’apnée du sommeil, une fatigue chronique, une irritabilité accrue, des comportements alimentaires compulsifs, des troubles de la sexualité et des troubles de la concentration.

L’hypopnée est une réduction de l’amplitude respiratoire d’intensité variable. Cette réduction va généralement de 10 à 50 %. Elle provoque un manque d’oxygène de 3 à 4 % dans le sang. On considère qu’il y a hypopnée lorsque le flux respiratoire se réduit pendant au moins 10 secondes lors de l’inspiration. Cela entraîne une résistance à laisser passer l’air dans les poumons chez la personne atteinte. Dans tous les cas, les apnées et hypopnées altèrent considérablement la qualité du sommeil. Un sommeil non réparateur n’est jamais sans conséquence sur le long terme. Un test spécifique aux apnées et aux hypopnées a donc été mis en place pour diagnostiquer ces troubles du sommeil et aider les patients à retrouver une qualité de sommeil optimale.

Qu’est-ce que l’indice d’apnées hypopnées (IAH) ?

Vous le comprenez maintenant : il est important de déceler les symptômes de l’apnée du sommeil ou de l’hypopnée pour poser un diagnostic et trouver un traitement adapté. L’IAH est un indicateur précieux pour évaluer la sévérité des apnées du sommeil et des hypopnées (on appelle ce groupe de troubles du sommeil SAHOS ou syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil). On évalue l’IAH chez les personnes présentant des troubles du sommeil avérés ou une fatigue chronique en pleine journée, après leur avoir fait remplir un questionnaire.

Cet indice se calcule au cours d’un examen par polygraphie ou polysomnographie mesurant la respiration et le nombre d’arrêts de la ventilation ou la réduction de l’amplitude respiratoire pendant chaque heure de sommeil. Ce test du sommeil est pratiqué par un spécialiste, à la demande du médecin traitant.

L’IAH détermine 3 niveaux de sévérité de l’apnée du sommeil ou de l’hypopnée :

  • 1er degré : il correspond à des incidents respiratoires allant de 5 à 15 par heure.
  • 2e degré : c’est le degré modéré. Il concerne les patients subissant 15 à 30 incidents respiratoires par heure.
  • 3e degré : degré le plus sévère, il concerne les patients faisant plus de 30 arrêts respiratoires par heure.

Les conséquences d’un IAH anormal

Les conséquences du syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil sont multiples. Une baisse importante du taux d’oxygène dans le sang et donc un IAH anormal exposent aux risques suivants :

  • Hypertension artérielle ;
  • AVC ;
  • Maladies cardio-vasculaires ;
  • Diabète de type 2 ;
  • Douleurs mandibulaires ;
  • Risque d’accident accru par la fatigue ;
  • Céphalées ;
  • Obésité ;
  • Dépression.

Les syndromes légers ont généralement peu de conséquences graves sur la santé. Néanmoins, il est important de prendre un SAHOS au sérieux et de le traiter de la manière adaptée. Il existe de nombreuses solutions, plus ou moins efficaces, pour soigner les apnées et hypopnées du sommeil. Parmi elles, le traitement par Pression Positive Continue (PPC), un appareillage réservé aux personnes présentant des troubles modérés à sévères, ou encore l’orthèse d’avancée mandibulaire. Cette solution permet de maintenir la mâchoire inférieure en avant afin de faciliter le passage de l’air dans les voies aériennes. Il s’agit d’une gouttière à placer dans la bouche avant d’aller dormir chaque nuit. Dans tous les cas, nous vous conseillons vivement de consulter votre médecin traitant pour établir la présence d’un trouble du sommeil si vous le suspectez. Ce dernier vous orientera vers un spécialiste pour passer des examens comme l’IAH ou la polysomnographie. Ces examens vous permettront de connaître le diagnostic exact de votre trouble et d’être conseillé sur le traitement le plus adapté à votre problématique nocturne.

Les délais avant d’obtenir une consultation et un diagnostic étant relativement long, il peut être utile se procurer une orthèse mandibulaire thermoformée, afin de réduire les symptômes de l’apnée du sommeil et du ronflement.

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